16 mai 2014

LA PLUIE ET LE BEAU TEMPS

Comme à Jakarta, pas la peine de chercher la météo à la TV, personne ne regarde (pas sûr qu’il y ait un programme), car de toute façon la météo ne change pas vraiment d’un jour à l’autre. Il y a une saison sèche et une saison humide, et globalement il fait le même temps tous les jours. En ce moment c’est plutôt la saison des pluies, avec grand soleil le matin et grosse pluie dans l’après-midi. Quand je dis grosse pluie, c’est gros bouillon, nuages noirs,  éclairs toutes les 5 secondes. Et ça débarque en quelques minutes.

D’ailleurs je m’interroge : était-ce vraiment intelligent d’emménager entre 2 des plus hautes tours du monde, toutes deux à moins de 200m de mon appartement ? Respectivement 452m et 421m de hauteur soit environ le double de la Tour Montparnasse. Deux énormes paratonnerres. Cardiaques s’abstenir, quand ça tombe, ça détonne.


La vue depuis mon bureau sur la KL Tower, le matin et le soir (c'est pas de la brume, c'est de la pluie.. et quand ça tombe vraiment, on ne voit plus du tout la tour) :



12 mai 2014

NOUVEL APPART

Réservations ouvertes pour qui veut venir me rendre visite - et faire quelques brasses au 34e étage avec vue sur les tours Petronas et la KL Tower...









5 mai 2014

HOKKIEN MEE

Tiens, ça faisait hyper longtemps que je n'avais pas parlé bouffe. 

On dit que la cuisine indonésienne et la cuisine malaisienne se ressemblent beaucoup, c'est assez vrai et puis très faux aussi. 
La cuisine indonésienne et la cuisine malaise se ressemblent pas mal, mais la cuisine malaisienne est différente, car elle mixe les influences de ses trois principales ethnies : malaise, chinoise et indienne. 
Plus simplement, demandez à un Indonésien et un Malaisien laquelle est la meilleure, ils vous répondront sans l'ombre d'un doute que c'est la leur. S'ensuit généralement un classique débat : laquelle est la plus épicée, laquelle est plus saine, etc.

Tout ça pour dire que parmi les grands classiques de Malaisie on a donc des plats d'origine chinoise, notamment de la province du Fujian (qui s'appelle aussi Hokkien si j'ai bien compris), dont les fameuses Hokkien Mee, ou Nouilles Hokkien.
Selon qu'on se trouve à Singapour ou Kuala Lumpur, ce nom ne désigne pas le même plat, je vais donc parler de la variante de KL. Elle utilise des nouilles très épaisses, une large dose de sauce soja, et surtout le tout se cuit au charbon.

Mon avis : bon, ça ressemble un peu à de gros vers gluants, c'est loin d'être mauvais sans être transcendant... C'est tellement cuit au charbon que ça en a un peu le goût... Il faudra peut être que je teste dans les profondeurs des ruelles sombres de Chinatown pour que l’expérience soit concluante.


30 avril 2014

HOMMAGE AUX CHAUFFEURS, DE JAKARTA A KL

Ils m'ont aidé à porter mes lourdes valises, je leur en suis reconnaissant. Mais le chauffeur indonésien ainsi que plus tard le chauffeur malaisien avaient tous les deux une raison de me faire prendre une photo interessante.

Qu'est-ce qui cloche ici?...


Pour ceux qui ne voient pas bien, ce qui dépasse du pouce sur plusieurs centimètres est bien un ongle. C'est une mode plutôt répandue parmi les couches populaires indonésiennes, et il faut bien avouer que ça a l'air pratique pour se curer tout ce qu'il faut se curer. C'est généralement le petit doit (auriculaire, rhinoculaire, anuculaire?...) mais après tout, pourquoi pas le pouce.
 
Photo suivante : à l'aéroport, le chauffeur m'attend donc avec ce panneau, sur lequel se cachent deux erreurs :


Bon, passons vite sur le fait qu'Antoine est devenu Antione (j'aime bien, ça fait divinité grecque), je vais traduire le deuxième nom sur la liste, "que nous devons attendre": M.Signe Facture. Je crois qu'on va pouvoir l'attendre longtemps. Chapeau.

Ah et puis le nom du chaufeur c'etait Mr. Kok, ce qui veut signifie qu'en le trouvant j'ai du demander : "monsieur bite?" (cock = bite).

24 avril 2014

JAKARTA --> KUALA LUMPUR

C’est avec beaucoup d’excitation que j’ai reçu la confirmation de mon transfert de Jakarta vers Kuala Lumpur.

Et puis l’excitation est passée : il a fallu faire les bagages.
48 kilos répartis en une grosse valise en soute de 40 kilos (très exactement) et un sac à garder en cabine de 8 kilos.

Et puis la charmante jeune fille beaucoup trop maquillée au comptoir de l’aéroport vous annonce que oui, vous avez droit à 40 kilos, mais le maximum par sac est de 30 kilos. Si si Monsieur, c’est écrit en tout petit dans les conditions de vente, page 8.
Coup de bol, j’ai plus d’un tour dans mon sac, et en l’occurrence j’avais plus d’un sac dans mon sac. Je me suis donc isolé plus loin (tiens, la climatisation est en panne aujourd’hui) pour transférer grossièrement.

Et puis à la seconde pesée, le total des deux sacs ne fait plus 40 kilos mais 42. L’univers est contre moi. Ça va pas être possible ça, monsieur. Je m’isole à nouveau, remplis mon sac à garder en cabine un peu plus (oui, vieille madame voilée qui me regarde en riant sur ton banc, j’ai une peluche dans ma valise), et j’y retourne, sans mon sang froid mais avec une combinaison de sacs gagnante.

Et puis dans l’énervement, transpirant et grommelant, je me remets en route. Dans l’escalator je me sens léger : 40 kilos de moins (42 ?) et… mon iPad ! Je redescends en courant l’escalator à contre-sens, et retrouve par miracle mon cher et tendre partenaire de peines et de joies de ces derniers mois.

BREF, le déménagement s’est bien passé, merci.

18 décembre 2013

LET'S GO TO THE MALL

En bientôt un an et demi à Jakarta, je n'ai rien dit sur ses énormes malls ?! Ces gigantesques centres commerciaux qui drainent les citadins pendant les weekends. C'est climatisé, c'est moderne, c'est beau. On y mange, on y fait du shopping, on y va au ciné, à la gym, bref on y passe la journée. Ou la vie.

Histoire de faire ma mauvaise langue, je dirais que pendant que les travaux pour consolider les infrastructures de la capitale piétinent, les projets de centres commerciaux poussent comme des champignons ! Ils sont tous un peu pareil pourtant, et la concurrence fait qu'ils ont souvent pas mal d'emplacements vides pour de nouveaux magasins...

Généralement ces centres commerciaux sont la pierre angulaire d'un mega-bloc : centre commercial + immeubles d'habitation + bureaux. Le principe est alors de pouvoir habiter, travailler et s'amuser (?) sans bouger. LA solution aux embouteillages de Jakarta.

Bon moi, c'est pas mon truc mais il faut avouer que certains poussent la thèmatisation assez loin, et ça peut être sympa ! 





En bonus : la soirée de Noël de l'Ambassade de France... aux Galleries Lafayette !


14 décembre 2013

UN PEU DE BOULOT AVANT DE PARTIR...

Un peu de boulot avant de partir, pour notre conférence client au Mandarin Oriental de Jakarta. Dommage, comme je présentais une partie je n'ai pas pu tester la bouffe !






11 décembre 2013

CES METIERS QUI SERVENT A RIEN

La main d'oeuvre est pas chère à Jakarta, vraiment pas chère. Du coup, on peut se retrouver dans un magasin à avoir autant de vendeurs que de clients, dans un restaurant un serveur par table... Et plein d'autres métiers qui ne servent pas toujours à grand chose. La palme étant : le mec qui appuie sur les boutons dans l'ascenseur. Parce que son métier est pas assez difficile comme ça, il se voit affligé de chapeaux variés mais constamment ridicules.


Il y a aussi le mec qui ouvre la porte de l'immeuble, le mec qui t'aide à te garer même quand il y a de la place pour un semi-remorque, le mec qui apporte des verres d'eau en réunion, le mec qui te tends un parapluie et suit derrière sous la pluie... J'ai aussi déjà parlé des armées de nounous, des vendeurs ambulants de tout et n'importe quoi, des "passagers" de voitures qui se font payer, tout ça tout ça.

Ça n'est pas pour autant un signe de luxe : la photo ci-dessus est prise dans un centre commercial pas spécialement chic. Juste que c'est bon marché...
Ma grosse interrogation, c'est de savoir ce qu'ils vont devenir dans les prochaines années : le salaire minimum à augmenté cette année à Jakarta de 40% et devrait encore augmenter sous peu, conséquence d'une très forte inflation. Ils seront (et sont déjà) les premières victimes, avec les milliers (millions) d'ouvriers sous-payés dans les usines indonésiennes. Quelle évolution donner à sa carrière après avoir passé un ou deux ans à appuyer sur les boutons d'un ascenseur ?

Conséquence indirecte de ces services très abordables : une génération d'assistés qui ne savent même pas réchauffer des nouilles instantanées. Véridique.

S'il est agréable d'avoir un office boy qui lave les tasses de cafés, envoie les recommandés et fais la poussière sur le bureau, trop de services tue le service. Demandez à cinq personnes de préparer un café frappé ensemble, ils mettront le double du temps ! CQFD.

7 décembre 2013

BANGKOK (SUITE)

Et puis Bangkok c'est aussi pleiiiiin d'autres trucs que ses temples ou s'agglutinent les touristes pressés d'en finir pour aller enfin rejoindre les plages du sud. 

Par exemple, à Bangkok, on se bouge en rythme dans les parcs sur de la musique techno avec des profs de gym :


A Bangkok, on vénère le roi comme un dieu, avec des photos de lui à tous les coins de rue :


A Bangkok, s'habiller avec un rideau orange est complètement tendance :




A Bangkok il y avait aussi des émeutes ce weekend. L'occasion de demander son chemin aux policiers derrière leurs barricades, ou de les prendre en photo depuis le métro. Coucouuuu !


Bangkok c'est aussi son quartier chaud avec ses spectacles totalement censurés pour ce blog et de toute façon les photos y sont interdites. Mais croyez-moi, quand nous sommes entrés au Super Pussy, une muraille de filles s'est postée devant notre table, aux mensurations de rêve et styles variés : la méchante dominatrice qui nous fait peur, la timide ingénue, la sophistiquée totalement refaite, etc. Bref, un peu de malaise, beaucoup de rigolade et on s'échappe avant de trop se faire arnaquer.

Et puis Bangkok comme toute autre ville d'Asie, c'est plein de centres commerciaux. Notre préférence : un mall sur le thème des aéroports, avec une thematisation pour chaque étage reprenant la décoration de différentes villes du monde... et des toilettes toutes différentes ! Nico en a profite pour prendre des photos de chacune, à voir sur son blog. Le Japon remporte la victoire avec les toilettes "traditionnelles" : siège chauffant, jet d'eau dirigeable pour se nettoyer suivi du séchage... 

4 décembre 2013

BANGKOK - LES GRANDS CLASSIQUES

Passer de Jakarta à Bangkok donne un peu l'impression de passer du noir et blanc à la couleur. Les touristes ne prennent généralement pas le temps d'apprécier la richesse de la ville, et effectivement on peut vite être rebuté par l'effervescence, le bruit et la pollution. Sauf quand on vient de Jakarta quoi !

Petit détour la-bas le temps d'un weekend, en commençant par les grands classiques : le Wat Pho (avec son Bouddha couché géant) et le Grand Palais. Tellement photogéniques !










30 novembre 2013

SATRIA MANDALA MUSEUM

Dans la série “que faire à Jakarta le weekend”, je vous présente le Satria Mandala Museum, musée de l’armée. Ce qui m’a poussé à y aller : c’est pas loin et pas cher ! En effet sur le papier le musée n’est pas hyper attirant, les critiques s’accordant à dire que pas un centime n’y a été investi depuis sa construction dans les années 70.

Et je confirme : peinture pas fraiche, meubles en formica, bâtiment abandonné qui tombe littéralement en ruine (et j’utilise littéralement au sens littéral : un bâtiment semble vraiment s’écrouler), climatiseurs préhistoriques et le fin du fin, des chronologies qui s’arrêtent au mieux dans les années 80.

Bref c’est un voyage dans le temps en immersion totale !!!

Ça reste tout de même très intéressant pour comprendre comment s’est faite la prise d’indépendance dans un pays si vaste, et pour voir de beaux vestiges de véhicules divers :



Handicap local : difficile d'avoir la tete
qui depasse au dessus du volant






26 novembre 2013

CITATION

"La mère de notre nounou est déjà morte trois fois"

Si les excuses bidons pour ne pas aller bosser sont internationales (intoxication alimentaire, mon chien est mort, panne de voiture etc), certains indonésiens portent la pratique au rang d'art... mais sans aucune subtilité. 
Je me souviens avoir discuté avec une collègue de ses projets de vacances, et avoir senti un malaise quand je lui ai demandé quand elle partait. Le jour en question, j'ai compris pourquoi... elle était "malade".

Résultat, quand j'ai vraiment eu une intoxication alimentaire (en mangeant du jambon importé, bravo), j'ai eu l'impression de mentir... J'ai vaguement hésité à envoyer des photos des pièces à convictions, mais l'humour pipi-caca est tristement loin d'être universel. 

23 novembre 2013

JOCKEYS

Certains décriront Jakarta comme une ville chaotique et sans logique (par certains, j’entends “moi”). D’autres diront que cela fait partie de son charme (par d’autres, j’entends “pas moi”).

Une grosse partie de ce chaos tient à son trafic dense et désorganisé, je ne vais pas revenir sur le constat...
Il y a 15 ans, la situation étant déjà catastrophique sur les grands axes de la ville, le gouvernement de Jakarta a décidé de mettre au point une règle pour les voitures, obligeant les automobilistes à ne pas prendre leur véhicule s’il n’y a pas au moins trois passagers, entre 7h et 10h puis entre 16h et 19h, sur les principales grandes routes. Le but évident était d’encourager le covoiturage et l’usage des transports en commun.
Notons au passage que rien n’a franchement été fait alors pour améliorer les transports en commun en parallèle, si ce n’est un début de construction de métro rapidement abandonné quand l’argent a, comme toujours, disparu. Des piliers-vestiges sont visibles par endroits.

Bref, la conséquence de cette règle dite du « 3 in 1 » a été pour le moins inattendue : elle n’a strictement rien changé au trafic mais a créé des emplois. Des milliers d’Indonésiens se pressent aux entrées des routes en question pour se faire payer en tant que passager: les jockeys. Une vraie profession, précaire certes mais pas illégale, qui rapporte environ 1.5 millions de rupiahs par mois (un peu moins de 100 euros) ce qui peut être suffisant… surtout si tous les membres de la famille s’y mettent. Nombreuses sont les femmes à attendre sur le bord des routes ultra polluées avec leur bébé : elles comptent alors pour deux et doublent leur « salaire ».
Ajoutons aux dérives le fait que le flot de voitures qui ne prennent pas de jockeys se déverse sur les itinéraires bis, complètement bouchés. Autrement les gens attendent au bureau sagement la fin des restrictions et rentrent tard (ou à l’inverse partent hyper tôt). Pire, certains jockeys sont des jockeys ++ qui essayent de rallonger leur paye par des passes. Nombreux aussi sont les cas de téléphones volés par des jockeys tentés.
J’ajoute enfin que les jockeys se positionnent sur la route pour alpaguer les voitures, réduisant la chaussée. Les voitures ralentissent, s’arrêtent et déboîtent pour les faire monter, ce qui n’arrange rien à la circulation.

Plus de 15 ans que ça dure ! Les autorités ont tenté de faire passer récemment un nouveau système de régulation basé sur les plaques d’immatriculation, qui devait entrer en vigueur en mars mais est resté bloqué dans les méandres de l’administration.

En ce qui me concerne, je me retrouve régulièrement à attendre avec eux devant mon bureau... pour prendre un taxi. Ça fait généralement marrer les jockeys, et probablement les conducteurs. Du coup je dois me déchaîner quand un taxi passe pour qu'il me remarque au milieu. 

Chaotique et sans logique.



19 novembre 2013

AMIN ! (AMEN)

Dans un pays aussi religieux que l’Indonésie, je pouvais difficilement faire l’impasse sur ma propre religion, même si je ne suis pas franchement pratiquant. Ayant désormais plus d’amis Philippins ici que Français ou même Indonésiens, et les Philippins étant eux-mêmes profondément catholiques très pratiquants, j’ai saisi l’occasion d’aller voir une messe locale.

Première observation : effervescence et jeune âge ! Forcement une autre ambiance que les messes en France.
Deuxième observation : on sent le rassemblement communautaire - et minoritaire. Beaucoup d’Indonésiens-Chinois, quelques expatriés et assez peu d’Indonésiens natifs, logique.
Troisième observation : qu’est-ce qui différencie aussi cette communauté du reste de la population ? LE PORC ! Il y a donc une cantine accolée à l’église avec des échoppes similaires à ce qui se trouve partout dans la rue, mais à base de porc. Et visiblement ça motive le pèlerin.

En ce qui concerne la messe, pas de grande différence. Le sermon sur le sujet de l’Armageddon (désastre aux Philippines oblige) et sur la date du jugement dernier sonne un peu vieux-jeu, mais des références à Bruce Willis (Armageddon toujours) offrent une grande bouffée de jeunisme à une vision un peu manichéenne et désuète de la fin des temps.
L’accompagnement musical des chants s’inspire du meilleur des années 90 et des plus belles mélodies d’ascenseurs. Adoration du karaoke oblige, les paroles s’affichent au fur et à mesure sur le fronton.

Au final rien de profondément différent, mais il faut voir que l’église choisie est au milieu du quartier des ambassades et le service en anglais, donc pas complètement représentatif… De ce que je sais, le catholicisme local est comme l’islam local, empreint de superstitions et lectures très littérales des textes. Exotique !



15 novembre 2013

MANGER POUR 50 CENTIMES

58 centimes (d'euro) pour être exact ! Des petits légumes, tempe (genre de pâte de soja fermentée frite), oeufs, et surtout du riz du riz du riz ! Acheté dans la rue bien-sur, d'où le papier qui sert d'assiette. Pour quelques centimes de plus on peut avoir du poulet très maigre, des minis poissons frits,etc.